Arts plastiques
Description :
Dans mon espace chromatique, tout est recouvert d’une fine couche de noir par-dessus les dessins en dessous. L’inspiration de base était de faire un paysage bucolique plus complexe, mais je me suis dit que la simplicité et la spontanéité des dessins d’enfants étaient plus intéressantes.
Idée du projet :
L’idée générale derrière le fait d’avoir une couche noire, qui est une forme de carte à gratter, est de pouvoir broyer ce noir nous empêchant de ne plus être enfermés dans nos idées moroses. Mais aussi d’avoir une interaction physique avec la salle, ce qui crée une certaine libération pour le ou les spectateurs, qui deviennent acteurs de l’œuvre.
Pour arriver à ce rendu, j’ai dessiné sur du carton peint préalablement en blanc pour avoir un rendu un peu différent. Après, j’aurais aimé pouvoir mettre du papier peint pour que ce soit plus réaliste, car les murs sont souvent habillés de papier peint quand un enfant dessine dessus, parce que c’est là que les enfants préfèrent exprimer leur liberté et leur innocence.
L’enfant qui dessine sur le papier représente une spontanéité de l’enfance qui nous arrive très peu en tant qu’adulte ou personne plus âgée, car justement le noir a recouvert ces dessins au fur et à mesure du temps. Le fait de gratter le noir devient alors un geste symbolique pour retourner vers l’enfance et se reconnecter à celle-ci.
Techniques plastiques utilisées :
J’ai utilisé de la peinture blanche et du carton pour la maquette. Pour les dessins, j’ai utilisé du pastel, parce que c’est gras et peu précis, comme les dessins d’enfants finalement. Je trouvais ça plus intéressant que si j’avais utilisé du feutre, car le rendu aurait été plus précis et donc moins proche de l’effet recherché.
La pièce est petite et très peu large : on ne pourrait faire passer qu’un seul humain à la fois. Cela reste dans l’idée que lorsqu’on broie du noir, on est oppressé et enfermé dans une case très fermée. C’est cette dimension que je voulais montrer.
Sur le sol de la pièce, j’aurais pu mettre de la mousse pour le côté nature, mais j’ai préféré dessiner de l’herbe comme le ferait un enfant sur le sol dans une cour de récréation.
Ressenti du spectateur :
Après avoir gratté cette surface qu’il pourrait trouver oppressante, le spectateur devrait ressentir une forme de libération.